Dessinons nos rêves

Ce projet s’intitule Dessinons nos rêves, il se construit sur le thème de l’échange, de l’interculturalité et de l’universalité. Il met en scène le thème du rêve autour d’ateliers d’expression artistique et investit des enfants âgés de deux à quinze ans issus de milieux défavorisés en Inde et en France. Notre volonté est de les faire collaborer, ensemble.

Les médias stigmatisent souvent ces univers et véhiculent une image qui donne une impression de voie sans issue... Notre volonté est de dépasser concrètement ces idées reçues, et de montrer que l’enfant, par sa naïveté et son imagination débordante, peut échapper à cette réalité virtuelle. Notre volonté est de créer une dynamique autour d’enfants qui n’ont a priori rien un commun. Nous intervenons donc pour leur donner la possibilité de s’exprimer et de se découvrir réciproquement.

Ce projet est à la fois citoyen et artistique. Il vise à donner la parole à l’enfance mais également à leur permettre d’affirmer leur citoyenneté à travers la création artistique.

L’art est une forme d’expression universelle qui les réunira. Notre thématique portera sur le rêve. Le rêve représente un bon substitut face à leur quotidien. Notre objectif étant de le matérialiser en réunissant ces enfants tout en laissant apparaître éventuellement des différences culturelles.

  • Ossona a 8 ans, elle est de nationalité congolaise, son rêve est d’ « Aller visiter la planète Neptune et vivre dans un monde ou le jours et la nuit seraient représentés dans des tableaux ».
  • Méri a 6 ans, elle est serbe et son rêve est de « S’envoler comme un oiseau vers les nuages ».
  • Maël a 8 ans, il est français et son rêve est de « Vivre dans une belle maison, et d’avoir une chaise dehors pour prendre le soleil ».

Notre travail est de recueillir l’ensemble de leur rêve. Ces rêves sont des témoignages de jeunes et futurs citoyens. Laissons s’exprimer les futures générations ! Laissons-les nous dessiner l’avenir ! C’est le rêve qui les rassemble, c’est le rêve la passerelle entre leurs différents mondes, c’est le rêve qui les réunira, c’est le rêve qui leur permettra d’affirmer leur personnalité. L’art devient libérateur, c’est un moyen d’évacuer le quotidien, un moyen de réaffirmer son statut d’enfant, un moyen de rencontrer l’autre, un moyen de transmettre. L’art devient un moyen d’affirmer sa citoyenneté : “Je rêve donc je suis”.

LES ATELIERS

Ces ateliers sont adressés à des enfants âgés de 3 à 15 ans vivants à Rennes. Ils ont lieu au Centre d’Accueil de Demandeurs d’Asile (Coallia) et à la bibliothèque de Villejean. En Inde, ils impliqueront des enfants des rues hébergés au Night shelter d’Ashalayam. Ces ateliers s’articulent en plusieurs étapes

Créer la rencontre

D’abord, nous nous présentons et expliquons brièvement le projet Dessinons nos rêves : Ce que nous attendons d’eux, ce qu’il se passera après les ateliers... Nous proposons aux enfants inscrits une présentation de l’Inde à travers une lecture contée illustrant la vie d’une enfant indienne. Ces moments interactifs nous permettent de créer des liens, un échange et de les ouvrir à une nouvelle culture. Ensuite, nous introduisons le rêve par l’échange (Qu’est ce que le rêve ? A quoi rêvez-vous ? Qu’est-ce que vous espérez plus tard ?) En Inde, une semaine de découverte du terrain et des enfants nous permettra de créer le lien et la proximité. Ensuite, nous investirons les lieux selon la volonté des médiateurs sur place. Aussi, un volontaire aura introduit notre arrivée et les activités que nous proposerons. On invitera les enfants à découvrir la France. Cela, grâce à un montage multimédia alliant la culture et les traditions françaises à un ton humoristique et attrayant. On introduira ensuite le rêve par des jeux de mimes et des mises en scènes diverses.

Réalisation de l’oeuvre

C’est dans un deuxième temps que les ateliers d’arts plastiques arrivent... Il est nécessaire de leur présenter les différents outils mis à disposition. Notre volonté est de leur proposer des matériaux originaux. Une seule contrainte : utiliser une feuille Canson, blanc cassé de format A3 dans le sens portrait. Trois ateliers sont alors à leur disposition : Un atelier « dessin » où leur sont proposés des feutres, des crayons,des paillettes... Puis un atelier « aquarelle » leur permet d’utiliser le pastel, la craie grasse et les crayons aquarelle. Le petit plus que nous leur proposons est d’utiliser des pinceaux à réservoir d’eau ! Ainsi sans utiliser de la peinture, le résultat est là : Une véritable aquarelle ! Enfin, l’atelier « collage » où se mêlent papiers en tout genre, sciure, pâtes en forme de lettre dorées, curry, gommettes... Les enfants circulent à tour de rôle dans chaque ateliers pour aller au bout de leur rêve et nous le transmettre ! Les ateliers se terminent par une présentation individuelle de chaque dessin. Ainsi, Les enfants sont invités à témoigner de leurs rêves à l’ensemble du groupe. Ces instants symbolisent un véritable échange et une véritable rencontre.

Le matériel de la rencontre

Une grande fresque est proposée pour que chaque enfant puisse y laisser une empreinte, un rêve, une idée... Cette dernière est commencée en France et sera terminée en Inde. Elle est délimitée dans la longueur par une vague. Cette fresque matérialisera cette rencontre et définira l’oeuvre commune. Notre rôle est celui du médiateur. Tous ces dessins, et tous ses rêves ont un symbole fort. Ils sont le témoin de leur personnalité. Notre volonté est de rendre hommage à tous ces enfants, de les présenter au grand public autour d’exposition ou ils pourront affirmer leur place de citoyen. Que l’imagination, le temps de Dessinons nos rêves, prennent le pouvoir. L’art devient le moyen d’affirmer sa place dans la société. Les enfants dessinent leurs projets pour l’avenir. La question serait, est il possible, à travers l’art, de gouverner l’imaginaire pour affirmer sa citoyenneté ?

LES ARTISTES

Les enfants de la bibliothèque municipale de Villejean Notre choix s’est orienté vers des enfants vivants en zone prioritaire. Nous avons décidé de rencontrer les acteurs du quartier de Villejean. Un quartier intéressant, à fort potentiel car il possède une vie associative dynamique. En effet, la dalle Kennedy est un pôle attractif qui mérite d’être mis en valeur. Sa population éclectique issue de l’immigration parle d’elle-même, les enfants autonomes, investissent ces lieux. Les acteurs locaux doivent sans cesse mettre en oeuvre de multiples actions pour occuper leur quotidien. C’est pour cela que nous aussi, nous souhaitons nous impliquer pour le bien-être de ces enfants, acteurs d’aujourd’hui et de demain dans notre cité.

Les enfants du Centre d’Accueil des Demandeurs d’ Asile de Rennes (Coallia)

Les Centres d’Accueil de Demandeurs d’Asile (CADA) offrent aux demandeurs d’asile un lieu d’accueil pendant la durée de l’étude de leur dossier de demande de statut de réfugié. Les enfants du CADA ont beaucoup de choses à transmettre et à nous apprendre. Leurs parents, pour la plus grande majorité, ne parle pas français et vivent dans l’incertitude. Les enfants deviennent le lien, les traducteurs, la passerelle entre deux mondes distincts, celui des adultes et celui du pays d’accueil ou ils sont scolarisés. Ces enfants ont déjà beaucoup de responsabilités. Les Ateliers du Rêve interviennent et leur donnent la parole autour du projet Dessinons nos rêves. Ainsi, trente cinq enfants de nationalités différentes (Serbes, Russes, Chinois, Mongoles, Haïtiens, Congolais...) sont venus nous livrer leurs rêves, leurs sourires et leurs secrets.

Les enfants des rues de Kolkata

Kolkata a été depuis la fin de l’empire britannique, le théâtre de reformes sociales, culturelles et politiques. Elle compte désormais 15 millions d’habitants et offre ses trottoirs à de nombreuses familles comme lieu d’habitation. De nombreux enfants sont contraints d’y survivre seuls, abandonnés de tous. Ces enfants, échoués dans les gares et dans certains quartiers de la ville, ont en général perdu tout contact avec leur famille. Ils sont orphelins ou n’ont plus de relations avec leur famille. Les causes sont variées : misère de la famille, décès des parents, violences familiales... Ils doivent survivre par n’importe quel moyen : fouiller les ordures, mendier, voler, balayer les trains, cirer les chaussures, faire des spectacles de rue et échapper à de multiples dangers : agression des aînés, viols, maladies, drogue, prostitution... Des ONG sont présentes sur le terrain et apportent leur soutien moral, matériel et humain aux enfants en détresse. C’est dans ce cadre que nous intervenons, toujours dans cette volonté de leur donner un sourire, un souvenir et encore une fois la possibilité d’être, de rêver et de s’exprimer.

Nous souhaitons passer par-delà les a priori et prouver que ces enfants, malgré leurs situations, ont des rêves et beaucoup d’espoir. Les Ateliers du Rêve souhaitent libérer leur imagination. L’art est une passerelle et devient le moyen d’intervenir dans la ville pour qu’ils puissent affirmer leur identité, leur citoyenneté, leur place dans la société. L’association a un rôle de médiateur, elle permet aux enfants de se rencontrer, d’échanger mais surtout d’affirmer leur citoyenneté.

A KOLKATA, INDE

Albane, Noémi et Zoé se sont investis pour mener à bien le projet « Dessinons nos rêves » de la jeune association Rennaise, Les Ateliers du Rêve.

Après de longues heures en train depuis Delhi, c’est le mardi 8 Mai que nos trois camarades sont arrivées à Calcutta, ancienne capitale de l’Empire des Indes britanniques. Calcutta est aujourd’hui la capitale de l’État du Bengale-Occidentale en Inde. Située dans l’est du pays, sur la rive gauche du fleuve Hûghli, la ville compte, avec Howrah et de nombreuses autres municipalités des deux côtés du fleuve - 16 millions d’habitants. C’est la quatrième ville et la troisième agglomération du pays. Calcutta a été depuis la fin de l’empire britannique, le théâtre de reformes sociales, culturelles et politiques. Elle offre ses trottoirs à de nombreuses familles comme lieu d’habitation. De nombreux enfants sont contraints d’y survivre seuls, abandonnés de tous. Ces enfants, échoués dans les gares et dans certains quartiers de la ville, ont en général perdu tout contact avec leurs familles. Les causes sont variées : misère de la famille, décès des parents, violences familiales... Ils doivent survivre par n’importe quel moyen : fouiller les ordures, mendier, voler, balayer les trains, cirer les chaussures, faire des spectacles de rue et échapper à de multiples dangers : agressions des aînés, viols, maladies, drogue, prostitution... Des ONG sont présentes sur le terrain et apportent leur soutien moral, matériel et humain aux enfants en détresse.

C’est grâce à l’association Ashalayam que le projet ’’Dessinons nos rêves’’ a pu se concrétiser. C’est dans ce cadre que nos trois jeunes femmes ont pu intervenir, toujours dans cette volonté de donner un sourire, un souvenir et encore une fois la possibilité aux enfants d’être, de rêver et de s’exprimer.

Les difficultés que nos amies ont rencontré

Le mois de Mai n’est pas le meilleur pour voyager en Inde, c’est une période très chaude, Calcutta atteindra des records avec 47 degrés. En dehors de la chaleur, c’est aussi une période de vacances scolaires, il est donc très difficile de s’y déplacer. La première difficulté a commencé en France. L’ONG Ashalayam demandait à l’association rennaise des retombées financières. Seulement, la volonté et la position des Ateliers du Rêve est de promouvoir l’accès à l’art et à la culture, le premier projet « Dessinons nos rêves » s’adresse à des enfants, c’est un projet artistique et citoyen qui n’a nullement un but lucratif. Après de longues négociations, le projet au sein d’Ashalayam a pu, tant bien que mal, être assuré. Seulement, la condition était que les locaux ne seraient disponibles que les deux premières semaines de mai. Les délais étaient donc quelques peu modifiés. Un autre obstacle se dressa quand elles apprirent que leur photographe, Sebastien Roignant, qui devait assurer les clichés des ateliers, allait être dans l’obligation d’annuler son voyage devant le mouvement de grève de sa compagnie aérienne Air India. Seulement nos trois amies n’ont pas baissé les bras. Malgré toutes ces difficultés, elles sont restées souder. Chacune s’est attribuée de nouveaux rôles. C’est Zoé qui assurerait les prises de vue, pendants qu’Albane et Noémi accompagneraient les enfants dans leur création.

Une véritable rencontre

Les différences culturelles nécessitent à chacun de prendre une certaine distance pour pouvoir s’adapter, apprendre et se rencontrer. L’expérience de volontaire au sein de l’association Ashalayam qu’Albane a effectué en 2010 a été une très grande chance, il n’a fait que faciliter la rencontre et l’échange. De plus, le volontaire français sur place fut un médiateur de qualité favorisant la confiance de la direction d’Ashalayam dirigée par le Le Père George Chempakathinal. Les enfants du centre ont un emploi du temps chargé, c’est donc, chaque matinée, qu’un créneau leur serait accordé. Dessinons Nos Rêves est un projet artistique et citoyen. L’échange et le partage en est la clé. Il fut indispensable, avant d’envisager les ateliers de rencontrer les enfants et de se faire accepter. Les enfants du centre Ashalayam sont des enfants très chaleureux, leurs tendresses et leurs sourires ont tout de suite accompagné Noémi, Albane et Zoé. De plus, l’émotion était au rendez vous puisque beaucoup d’entre eux reconnurent Albane, volontaire engagée qui avait su se faire appréciée. Noémi et Zoé étaient enchantées de découvrir les activités qu’offrent cette association pour le bien être des enfants. Après une remise à niveau scolaire, l’enfant va réintégrer le système officiel indien, du niveau primaire au secondaire jusqu’à l’université ou des écoles professionnelles reconnues. Équipé de 7 ordinateurs, le centre de formation en informatique d’Ashalayam permet à 115 enfants de s’initier ou de se perfectionner à l’informatique. Enfin, les enfants peuvent également suivre des cours de musique, de chant, de théâtre ou de dessin. La richesse des ateliers de formation et d’artisanat comme la reliure, le travail du cuir, l’élevage, la couture, la cuisine, l’électricité, la sérigraphie sur soie, la menuiserie... semblent traduire l’authenticité d’Ashalayam. Les enfants étaient fiers de présenter leurs travaux à notre équipe Rennaise. C ’est dans une ambiance détendue, autour d’une partie de cricket, le sport national, que l’échange et la rencontre s’est clairement amorcée. Le projet Dessinons nos Rêves pouvait maintenant commencer... Leur investissement en France, au sein du Centre d’Accueil des Demandeurs d’Asile et de la Bibliothèque de Villejean, avait permis à l’équipe de se doter d’une certaine expérience. Cela favorisait ainsi le bon déroulement des activités . Chacune dispose de rôle bien défini. Pendant qu’Albane s’attache à encadrer les ateliers plastiques, Noémi s’emploie à recueillir les témoignages des enfants. La prise de son et les photographies seront assurées par la bénévole Zoé, sa présence aura été fondamentale car elle remplaçait le rôle important du photographe absent. Au centre Ashalayam, onze enfants âgés de 8 à 12 ans, sont venus nous livrer leurs secrets. Les Ateliers du Rêve ont fourni de multiples outils, leur permettant de libérer au mieux leur imagination. L’art est une passerelle pour communiquer, il devient le moyen d’affirmer son identité, sa citoyenneté, sa place dans la société.

Un dessin, un rêve, un enfant.... « Je rêve donc je suis » C’est dans un climat détendu, grâce à des jeux de mimes que le rêve fut introduit. Notons que ces enfants ont une histoire difficile, l’idée du rêve peut parfois être source d’incompréhension quand on sait qu’ils ont été abandonnés et livrés à eux même, ces enfants réapprennent petit à petit à redevenir « Enfant ». Le rêve devait donc être abordé avec subtilité. Chacun des enfants s’est investis avec beaucoup d’enthousiasmes. C’est ces mises en scène qui ont permis de créer la rencontre, d’aborder de manière décontractée le projet. Le fait d’imaginer que des enfants français étaient également investis semblait être pour nos jeunes indiens une grande fierté. Ces moments interactifs nous permettent de créer des liens forts, une proximité et de les ouvrir à une nouvelle culture. C’est à chaque fois, des moments riches et intenses. C’est dans un deuxième temps que les ateliers d’arts plastiques arrivent... Il est nécessaire de leur présenter les différents outils mis à disposition. Notre volonté est de leur proposer des matériaux originaux. Que l’imagination, le temps de « Dessinons Nos Rêves », prennent le pouvoir. Les enfants sont libres de dessiner leurs projets d’avenir... Les enfants sont autonomes dans leur création, le but est d’aller au bout de leur rêve pour nous le transmettre. Chacun sera ensuite invité à témoigner de son rêve à l’ensemble du groupe. Pour nos trois rennaises, ces instants symbolisent une certaine consécration, plus qu’un échange, c’est une véritable rencontre. L’ensemble des dessins et des rêves réalisés par les enfants du centre d’Ashalayam fut, encore une fois, une très belle découverte pour l’équipe des Ateliers du Rêve. Enfin, pour célébrer ces beaux moments et concrétiser leur rencontre avec les enfants français, c’est autour d’une grande fresque qu’ils ont été conviés. La volonté était que chaque enfant puisse y laisser une empreinte, un rêve, une idée... Cette dernière, qui a été commencée en France par les enfants du Centre d’Accueil des Demandeurs d’Asile fut alors continuée et terminée par les enfants d’Ashalayam. Cette fresque matérialise aujourd’hui l’oeuvre commune.

A KOCHI, INDE

Kochi, loin de la métropole bondée et bruyante de Kolkata

La capitale de l’État du Kérala en Inde est Thiruvananthapuram, Kochi, anciennement Cochin en est la ville la plus peuplée avec un peu plus de 2 000 000 d’habitants.

Loin de la métropole bondée et bruyante du centre et du nord de l’Inde, cette ville connaît un taux de d’alphabétisation qui est parmi les plus élevés en Inde, 97% des femmes sont scolarisées. Notons également que le chômage y est faible. De plus, Kochi a su conserver l’ensemble des vestiges du passé colonial, les maisons colorées de pêcheurs, l’église catholique d’origine portugaise...

La coexistence pacifique entre les différents rites religieux présents dans Kochin et le reste du Kerala témoigne de leur ouverture. Kochi abrite également le plus important des ports indiens. La ville est composée de trois parties principales :

–la péninsule de Mattancheri, appelé communément "Fort Cochin", face au large, où se trouvent les zones les plus anciennes de la ville –l’île artificielle de Willingdon, construite dans les années 1920, avec les produit du dragage de la baie qui a vu sa profondeur ainsi augmentée –Ernakulam, la partie de la ville sur la terre ferme Il existe également, deux autres îles mineures, l’île de Bolghatty et l’île de Vypin.

Toutes ces zones sont reliées entre elles par ferries ou par des ponts. La ville a le privilège d’héberger le Spices Board, le département du ministère indien du commerce voué aux épices.

Dessinons Nos Rêves à Kochi, un projet investis intégralement par des enfants

Les ateliers qui se sont déroulés à Kochi ont été pris en main de façon surprenante par les enfants. Les membres de l’équipe des Ateliers du Rêve ont alors vécu ces ateliers comme une véritable consécration. Ils ne pouvaient être que spectateurs devant cet investissement. Ces enfants sont en réalité le vrai symbole d’une rencontre. Leur travaux correspondent clairement à la finalité du projet. « La vie est une suite d’imprévues et de rencontres ».

C’est par hasard qu’elles se sont arrêtées à Kochi, c’est par hasard que le petit Shalu, âgés de 12 ans est venu à leur rencontre, c’est par ces merveilleux hasards que cet enfant leur a présenté sa famille qui est venu soutenir le projet des Ateliers du Rêve. Les Ateliers du Rêve à Kochi ne sont plus de simples ateliers, ils sont le symbole d’une véritable amitié.

Shalu a 12 ans, très bon élève, il est le premier de sa classe en anglais. Avec ces beaux yeux bruns et son sourire un tantinet coquin, la possibilité de dévoiler son rêve était pour lui un vrai bonheur. Il s’est investis dans le projet, a mobilisé ses amis, ses cousins... Shalu a eu un rôle majeur dans la mise en place du projet, il fut le médiateur, le traducteur.

« Les Ateliers du Rêve ont souhaité libérer l’imagination. L’art est une passerelle et devient le moyen d’intervenir dans la ville pour donner à l’enfant la possibilité d’affirmer son identité, sa citoyenneté, sa place dans la société. L’association eut un rôle de médiateur, elle permet de se rencontrer, d’échanger mais surtout de donner l’illusion que l’éphémère peut devenir éternité. »

EXPOSITIONS

Expositions passées :

"Dessinons nos rêves" au FRAC de Bretagne, le 15 mars 2013 à 19h.

"Dessinons nos rêves" à la Ferme de la Harpe, du 6 au 24 mai 2013.

"Dessinons nos rêves" à la bibliothèque de Villejean, du 14 mai au 31 mai 2012.

"Dessinons nos rêves" au Tambour, Université Rennes 2, du 24 septembre au 19 octobre 2012.

"Dessinons nos rêves" au Club de la Presse de Rennes, du 19 novembre au 15 décembre 2012.

"Dessinons nos rêves" à la Maison de Quartier de Villejean, du 9 au 25 janvier 2013.

"Dessinons nos rêves" au CRIDEV, du 28 janvier au 22 février 2013.

"Dessinons nos rêves" au CROUS de Rennes, du 25 février au 15 mars 2013.

Albane Buriel
Céline Gardet
Noémi Veyrières